Mais commençons par le commencement. Il y a 6 jours, nous étions le 1er décembre. D'accord, et alors? Et alors, nous rentrons dans une période "grand froid". Nous sommes en France, je crois qu'ici il est préférable de le rappeller. Nous sommes en France, un pays riche, et nous sommes fiers mais nous ne montrons que la belle dorure en or autour de la tasse sans montrer qu'elle est tachée de café dans le fond. Nous ne comptons même plus les sans abri qui meurent de froid dans nos rues, nous ne comptons même plus les gens qui viennent se ravitailler dans des supermarché spéciaux ou aux Restos du Coeur. Parlons des Restos du Coeur. Rappellons nous cette phrase de Coluche : « J'ai une petite idée, comme ça... sponsoriser une cantine gratuite qu'on commencerait par faire à Paris et puis qu'on étalerait dans les grandes villes de France.» .
A l'origine, ce concept devait durer un an. Un an c'est tout. Or depuis 1986, des années se écoulées et les Restos du Coeur sont encore là, avec plus de demandes, plus de besoins. Faire un don ça créer des réticenses mais donner du temps pour les Restos du Coeur c'est un don de soi. Quelque soit le don il compte.
De plus, nous sommes toujours en Décembre; mois qui fait rêver les petits par son côté féérique, mois qui fait rêver les moyens par ses côtés amical et affectif, mois qui fait aussi rêver les grands par ses côtés famillial et convivial... C'est un belle période de l'année, les villes sont décorées et nous achetons des cadeaux que nous poserons ensuite sous le sapin. Ces cadeaux, ont pour but de faire plaisir non? alors pourquoi ne pas les emballer dans du papier "Unicef" ? Cela permettrai de leur faire plaisir à eux aussi, à tous ces petits enfants qui n'ont pas de quoi vivre...
Enfin, comme tous les "nouveaux majeurs" de cette année, j'ai reçu une invitation au don du sang. Rien d'exceptionnel. Le 4 décembre dernier, je me rend donc dans une des collectes mobiles de ma ville. J'entre et je suis remerciée d'être venue. Je vois le medecin qui me remercie à son tour d'être venue. Je vais ensuite vers une infirmière qui me remercie aussi d'être venue. Puis le président vient me remercier d'être venue. Les dames qui s'occupent des collations me remercient d'être venue. Enfin lorsque je sors, je suis rattrapée par le secretaire qui me remercie aussi d'être venue. A toutes ces personnes qui ont répété ce geste pour tous les donneurs de sang, je leur ai adressé un "derien, c'est normal" avec un petit sourire. Parce que, oui, c'est normal. Qu'est ce que la peur d'une aiguille face à une vie sauvée ? Hum, pas grand chose... Je suis fière d'avoir donner mon sang, et je suis fière de dire que j'y retournerai mais je ne suis pas fière d'en être fière car le don du sang ne devrait pas être un geste extraordinaire...